Ecologie

Chaque année en Suisse, plus de 13'000 tonnes de déchets de peinture et vernis y sont brûlés à haute-température. La majeure partie est amenée par des entreprises, en accord avec l'Ordonnance sur le mouvement des déchets (OMoD).
Afin de réduire la quantité de déchets de peinture ou d'en réduire la nocivité, il existe des solutions alternatives aux produits ou aux procédés utilisés habituellement.

Les peintures sans plomb ou sans chrome, ce qui permet de diminuer les coûts de traitement des déchets, les peintures à haut extrait sec pour limiter les émissions de COV, Les peintures en phase aqueuse pour leur plus faible teneur en solvants, les peintures en poudre en raison de l'absence de solvant et de la réduction des pertes lors de l'application, les peintures polymérisables sous action UV. 
Les déchets issus de l'activité de peinture en bâtiment sont constitués généralement de fonds de pots, de solvants usagés, de boues de peinture et de matériels et chiffons souillés.

Ces déchets doivent suivre les mêmes filières que les autres déchets dangereux.
Pour inciter le marché à diminuer sa consommation de solvants, la Confédération a introduit en janvier 2000 une taxe sur les COV (composants organiques volatiles) (CHF 3.- par kilo). Pour sa part, l'Union européenne a émis la directive Decopaint, entrée pleinement en application au 1er janvier 2010, qui fixe la proportion maximale de solvants dans les peintures et vernis utilisés dans le bâtiment. Dans cette directive, sur laquelle la plupart des fabricants suisses se sont alignés, les produits sont divisés en 12 catégories contenant plus ou moins de solvants. En effet, pour certaines applications comme l'imprégnation des fonds et les surfaces poreuses, leur utilisation reste encore nécessaire.